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    Notre Univers

    Tout commence par la Matière, précieuse et rare.

    Le batteur d’Or doit savoir l’allier pour fixer des nuances riches et complexes (à l’image d’un maître de chai ou d’un nez chez un parfumeur), l’éprouver par le feu de la forge et l’acier du laminoir et des marteaux, puis, d’un souffle, la déposer dans un écrin de papier de soie.
    Lorsqu’elle n’est rendue qu’à l’état de feuille si fine et délicate qu’elle ne supporte plus son propre poids, cette matière devient alors Lumière. Une Lumière radieuse, joyeuse, éternelle.

    Elle trouvera sa vocation ultime en parant, protégeant et sublimant un matériau, une œuvre, un regard…

    Notre univers est celui du beau et du sacré. Nous servons l’esprit léger mais exigeant des arts et des fêtes.

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    Notre Univers

    Fidèles à une technique héritée de l’Antiquité, parfaite à la Renaissance, fidèles à nos clients depuis plusieurs générations et dont le savoir faire représente une part inestimable de notre héritage culturel et historique.

    Depuis plus de 180 ans, vous trouverez des feuilles d’Or Dauvet dans les Ateliers des Palais et Musées Nationaux, chez les doreurs et encadreurs les plus passionnés de France, dans les cuisines des chefs étoilés, dans les ateliers des artisans d’exception : relieurs, enlumineurs, calligraphes, verriers, céramistes…

    Aujourd’hui, nous sommes à l’écoute de nos clients qui se lancent dans les nouvelles formes de création d’objets, de lieux, de moments d’exception. Comme une danseuse classique qui maitrise si bien les figures de son art qu’elle ne craint pas d’interpréter une chorégraphie contemporaine, la Maison Dauvet est prête à explorer avec vous de nouveaux univers, au gré de votre inspiration et de votre génie !

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  • XIIème siècle notre univers

    Notre Histoire

    L’utilisation de plaques ou de feuilles d’or très minces a été observée par les archéologues chez les Egyptiens, principalement en art funéraire, mais aussi en architecture et en sculpture. Des feuilles d’environ 0,6 microns ont été retrouvées dans des tombes et sur des momies datant de -1500 avant notre ère, et l’on peut en voir sur le sarcophage de Tout Ankh Amon au Musée du Caire.

    Les feuilles d’or se retrouvent également en Inde dès le 5e siècle avant notre ère, appliquées par les pèlerins sur les statues bouddhistes. Cette technique se diffusa dans toute l’Asie, puis fut importée en Europe par les Phéniciens.

    De nombreuses copies ou enluminures de parchemins à l’or finement battu sont attribuées aux scribes et artistes des civilisations grecques, romaines puis byzantines.

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    Notre Histoire

    Du XIIème siècle à 1789

    En France, la décoration à l’or des livres et manuscrits prend une dimension considérable avec Charlemagne. Une communauté des maitres batteurs d’Or et d’Argent est fondée à Paris au 12e siècle. Elle compte vingt maitres, chiffre qui restera stable jusqu’en 1685, date de la révocation de l’Edit de Nantes, qui provoquera l’émigration de plusieurs familles françaises de la profession à Nuremberg et à Augsbourg.
    Cette petite communauté de batteurs d’Or ou « Orbatteurs », est soumise à la juridiction de la Cour des Monnaies. Ses règlements définissent la journée de travail de 5 heures du matin à 20 heures (!), fixent la durée d’apprentissage à 6 ans, sachant qu’un atelier ne pouvait avoir qu’un apprenti. Les fils de maitres sont dispensés de chef d’œuvre et seul l’emploi d’or et d’argent fins est autorisé. Quelques noms de maitres batteurs d’Or français  du 16e siècle : Jehan Jullien, Nicolas Andree, Guillaume Le Roux, Henry Hecart, Philbert Blanchart, Jehan Papellard, Jehan Omisse et Jehan Lenqneuille…
    La corporation fut dissoute le 4 aout 1789.

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  • 1860 XIIème siècle

    Notre Histoire

    1834

    C’est une histoire familiale passionnante qui commence avec Pierre Buisson en 1834 au 3 impasse Guémenée (4ème arrdt. de Paris), un lieu symbolique liant le quartier Saint Antoine, qui abrite depuis le Moyen Age les meilleurs maitres artisans, à celui du Marais et ses hôtels particuliers du 17e siècle.

    Cette période est marquée par la décoration à l’or fin des grands palais et monuments nationaux et un engouement retrouvé pour l’encadrement d’art, les bronzes et le mobilier dorés.

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  • 1980 1834

    Notre Histoire

    1860 à 1936

    Son gendre Jules Dauvet , issu d’une famille qui battait l’or avant la révolution française, intègre l’entreprise en 1860. Le fils de Jules, Georges Dauvet , fusionne la batterie d’Or avec une batterie d’argent (rachetée à un oncle !) de Lons le Saunier et transfère l’ensemble, non sans peine, à Excenevex, au bord du Léman en 1936.
    On peut retenir de cette époque des réalisations exceptionnelles dans les arts décoratifs, par exemples les pièces de verre Gallé ou l’or Dauvet était utilisé dans la pâte de verre.

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  • aujourd'hui 1860

    Notre Histoire

    1936 à 1980

    Le fils de Georges, Jacques et son épouse Geneviève Charrière développent la batterie d’Or après guerre de façon remarquable en France et à l’export et emploient jusqu'à 50 personnes à l’atelier.

    Ils transmettent l’entreprise en 1980 à Bernard Dauvet qui saura nouer des amitiés fidèles tant avec ses confrères batteurs d’Or allemands (Rolf Eitel, Walter Wolfrum et surtout Christian Scheuring) qu’avec ses clients doreurs et artistes.

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  • notre savoir-faire 1980

    Notre Histoire

    Dauvet aujourd’hui

    La famille Dauvet modernise l’atelier (laminage, mise en livrets, battage) et lancent de très belles nouvelles nuances comme l’Or Ripaille qui marque leur attachement au pays du Chablais.
    Le 1er juillet 2013, Antonin Beurrier reprend l’entreprise et inaugure la même année une nouvelle adresse parisienne, 27 rue Vaneau (7ème arrdt). En maintenant le personnel de la batterie, qui ensemble cumule 300 années d’expérience, cette reprise permet à Pyrrhos Dauvet (6ème génération) de continuer à produire les plus belles feuilles d’Or d’Europe au service des arts et du luxe à la française !

    histoire DauvetMme Geneviève Dauvet histoire DauvetBernard Dauvet & Antonin Beurrier
  • la suite notre histoire

    Notre Savoir-faire

    Notre fabrication utilise de l’or pur, au titre de 999,9 millièmes, affiné en France ou en Suisse. Sa couleur jaune va être nuancée par l’apport d’autres métaux précieux (Cuivre, Argent, Palladium, …) ; la batterie d’Or Dauvet connaît et maitrise près de 80 alliages, dont une vingtaine sont au catalogue aujourd’hui. Nous garantissons à nos clients le titrage en or de nos produits, le poids de nos feuilles, ainsi que le diamètre de nos poudres et paillettes. Nous faisons contrôler notre qualité par un organisme certifié par l’Etat. Pour pouvoir battre et ne pas casser l’alliage, nous utilisons des titrages d’or très supérieurs à ceux de la bijouterie.
    Quelques appellations historiques des nuances : Or ½ jaune ordinaire, Or ½ jaune chaud de ton, Or ½ jaune clair, Or Jaune foncé, Or Jaune clair, Or Jaune Chapelle, Or Jaune dit à cent francs, Or ½ citron B, Or ½ citron D, Or Citron Fort, Or Ducat Citron Riche, Or Vert clair, Or Vert vert, Or Vert Foncé, Or vert Citron, ½ Rouge ou Marine, Or Rouge, Or Rouge foncé, Or Bleu, Or Blanc…

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    Notre Savoir-faire

    L’alliage, placé dans un creuset, est porté à température de fusion (1200 degrés) puis coulé dans une lingotière. Le lingot obtenu est démoulé puis refroidi : sa masse est de 220g et son épaisseur de 15mm environ.
    Après pesée, on réduit l’épaisseur à 17 microns par une succession de passes de laminage à froid. Le ruban obtenu est recuit (700-800 degrés) pour restaurer la ductilité de l’or.
    Le procédé actuel ne nécessite plus que deux battages des feuilles, alors que 4 étapes étaient auparavant nécessaires, grâce à l’emploi de nouveaux matériaux intercalaires et à la mécanisation des marteaux.
    Le ruban est découpé en quartiers de 40x40mm, lesquels sont insérés dans des intercalaires (papier « after eight » traité au noir de carbone non électrostatique) pour former un chaudret. Cette opération autrefois réalisée par l’apprêteuse est aujourd’hui mécanisée.
    Le premier battage (dégrossissage) permet d’obtenir des feuilles de 150x150mm, d’une épaisseur de 1,2 microns.

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    Notre Savoir-faire

    Ces feuilles seront découpées manuellement selon un format de 50x50mm pour former 9 piles avec un nouvel intercalaire en polyester (mylar™). Ces feuilles intercalaires de 18 microns d’épaisseur, remplaçant les baudruches anciennes, sont enduites d’un vernis « secret » et brunies avec du gypse et du savon. Reliées entre elles, et insérées dans un fourreau, elles forment un outil.
    Le battage de la moule permet d’obtenir des feuilles de 122x122mm, d’une épaisseur moyenne de 0,2 microns : elles sont soixante quinze mille fois plus fines que le lingot initial !
    Chaque moule sera ouverte manuellement par une videuse dont la dextérité et la minutie sont indispensables pour tirer au rapport les feuilles d’or : elle utilisera une pince très fine en bois de fusain ou de roseau pour retirer de la moule chaque feuille, une à une, la poser sur un coussin, la couper aux dimensions commerciales (80x80mm, 84x84mm, 91,5x91,5 mm) et l’insérer dans un livret en papier de soie.

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    Notre Savoir-faire

    La réduction en poudres et en paillettes des feuilles d’or suit un procédé spécifique, notamment pour des applications alimentaires ou cosmétiques (Gammes Or des Chefs et Or des Fêtes). Nous utilisons des glaces à broyer, des mollettes en verre, des terrines, tamis, broyeurs et mixeurs pour obtenir une juste et constante granulométrie, et conserver l’éclat de nos alliages !

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